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Playlist noir•vision by R.S.T

R.S.T par Nicolas Blanchard

Nouvelle sortie du label de Belgrade YES. C’est juste bien sombre et envoûtant.

Horreur est un producteur que j’affectionne sur ses variations dans ses morceaux. Il est ici remixé par « Stockholm Syndrome AU » qui viennent d’Australie. Ça sort sur le label Parisien DOOM REC.

Un autre producteur que j’aime bien avec un morceau bien radical. En plus il est en téléchargement gratuit !

Une bonne dose de post-punk dans cette production du groupe Sextile. Le break est bien marrant et fait penser à du Yazoo.

Prochaine sortie sur le label ESTHETIQUE Records, l’Espagnol Durand remixé par le shaman du beat argentin Balam. Hypnose…

Très bon remix du Mexicain Colossio qui bosse d’ailleurs sur un remix pour mon label Esthetique Records à sortir sous peu.

Premier album pour The Two Mamarrachos et c’est une réussite. Not sex est bien ficelé avec cette pointe bien darkwave qui va bien.

Teniente Castillo le boss de Play Pal Music revient avec un nouvel EP très bientôt. Ce premier extrait à 75 BPM vous mettra sur la voie.

NOTS fait de la bonne Cold/Dark wave Post-punk comme j’aime. Leur dernier album est vraiment super.

Fango fait de bons remix en voici la preuve.

Au Pays de Sophie [2/2]

Portrait de Philippe Sollers par Sophie Podolski

Partie 1

N’ayant jamais lu le moindre de ses bouquins (oui oh, ça va hein !), je crus un temps, à la lecture de sa préface elle aussi habitée du Pays où tout est permis (nommée Biologie), que Sophie avait influencé, infecté même, le travail de ce grand ponte de la littérature française. On ne m’avait pas prévenu qu’en fait, l’illustre Sollers mettait un point d’honneur à se retrouver, avec ses amis de Tel Quel, à peu près pile à l’avant-garde de la littérature. Aussi, avec des livres tels que H ou Paradis, il n’avait pas attendu la jeune Sophie pour envoyer valdinguer les règles de ponctuation et adopter une écriture des plus aventureuse.
L’auto-proclamée “pRoétesse” agit ici tout du moins comme adjuvant aux expériences littéraires du savant-fou Sollers, me souffle-t’on dans cette analyse universitaire érudite (ouf).


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Au Pays de Sophie [1/2]

Sophie Podolski

Fendant avec panache les longues files d’automobiles sur mon fringant mountain-bike, je quittai soudain cette grosse artère bruxelloise pour un léger détour : j’approchais de la commune d’Ixelles et de la rue de l’Aurore. Je me souvins tout à coup que c’était là, au 25 de cette chic et charmante allée aux façades Art Nouveau, que siégeait en son temps le légendaire Montfaucon Research Center. Je fais le malin, là, maintenant, mais il y a encore quelques semaines, je n’avais jamais entendu parler du Montfaucon bidule. Des scientifiques surpayés (“et avec nos impôts, en plus !”) ? Une bande de hippies sous substances ? Un mouvement artistique ? Une Internationale ?! Rien d’aussi pompeux que son appellation ne laisse le supposer, en tout cas : chez eux, point de doctrine ou de manifeste, “Ce qui nous semble important, c’est l’affection”, ai-je pu lire dans l’improbable reproduction en pdf de la moitié d’un article du Nouvel Obs datant de 1974. La citation est de Michel Bonnemaison, membre fondateur et doyen du groupe – mais surtout pas son leader.

Moi, si je suis venu, c’est surtout pour Sophie. Sophie Podolski.

Je n’ai eu vent de son existence qu’il y a peu ; avant, des Podolski, je ne connaissais que Lukas, l’ex-footballeur champion du Monde avec l’équipe d’Allemagne, et ancien Gunner d’Arsenal – mais j’ai cherché, les deux n’ont aucun lien de parenté. C’est dans une grosse librairie bruxelloise, et un peu par hasard, que je suis tombé sur ce gros bouquin noir et blanc. Bercé par les conversations comme souvent surréalistes des jeunes libraires présents, je découvrais, fasciné, la vie et l’oeuvre de l’épatante Sophie.

Les candides vendeurs avaient pourtant prévenu, avec ce gros cœur aux couleurs de la librairie scotché en travers de la couve – le “FORMIDABLE” ajouté au marqueur ne suffit pas : je n’étais pas prêt, et le choc fut énorme. Dès le dessin savamment choisi par les éditeurs pour orner la couve, j’étais stupéfait. J’y voyais du Miro barré, et cela me rappelait aussi d’autres trucs plus récents, comme certains dessins étonnants que l’on trouve à foison dans la fantastique revue Hey! Les pages suivantes confirmèrent mes premières impressions. Et c’était fou, elle écrivait aussi ! L’artiste alors encore inconnue de moi (je suis bien entendu entre-temps devenu l’un des experts mondiaux de son œuvre) était décidément à part. Extatique, je décidai de “faire marcher le commerce”, et jetai les euros nécessaires à l’achat de mon nouveau livre préféré à la tronche du stagiaire de corvée de caisse. De retour dans ma résidence bruxelloise, j’enquêtais longuement sur Sophie Podolski, et convertis tous les membres de mon proche entourage.

Elle avait débarqué comme ça, l’air de rien, dans une des fréquentes soirées organisées au 25, rue de l’Aurore. “Salut, moi c’est Sophie !”, s’était-elle exclamée avec un naturel désarmant. Tous furent immédiatement conquis, et Sophie devint rapidement une des membres éminentes de ce Montfaucon Research Center. Presque cinquante ans après, j’eus beau monter, descendre et remonter l’allée, rien à faire, impossible de retrouver le numéro 25 de cette maudite rue de l’Aurore. En lieu et place, le bâtiment atroce d’une école primaire. Avait-il seulement existé ?!

Rue de l’Aurore

Pour justifier la sortie de ma bicyclette de montagne de luxe à la mécanique dernier cri, j’effectuai tout de même quelques dérapages impromptus sur un ou deux chemins vallonnés du proche Bois de la Cambre, où Sophie, paraît-il, aimait à rêvasser.

Je retournai à mes recherches, vérifier que je n’avais pas divagué. C’était bien possible après tout : je ne sais plus trop pourquoi, j’avais cherché à me procurer à tout prix Les Détectives Sauvages du célèbre écrivain chilien Roberto Bolaño. Je l’avais à peine commencé, lorsque je découvris que Roberto lui-même était devenu un aficionado de Sophie. Il l’avait lui découverte dans la revue Luna Park, éditée par Marc Dachy. Enamouré, il ne cessa de les mentionner, elle et ses oeuvres, dans nombres de ses poèmes, nouvelles, romans ; notamment dans… oui, Les Détectives Sauvages. Avais-je imaginé la vie secrète d’un personnages fictif récurrent des écrits d’un auteur mort du bout du monde – et sans même avoir atteint le passage décisif dudit roman ?

Tout cela semblait pourtant bien réel : j’appris que Sophie dessina (beaucoup en noir et blanc), écrivit (frénétiquement), et vécut, plus ou moins à plein temps, en ce lieu énigmatique, au sein de ce groupe mystérieux et à géométrie variable. C’est là, selon le modèle du scriptorium des moines copistes de temps reculés, que ses membres créèrent, en groupe, et parfois à la même table, leurs oeuvres singulières. D’abord auto-éditées sous l’égide du Center, ces dernières – c’est écrit dans mon livre, je le jure ! –mirent en émoi jusqu’au gratin germano-pratin !

Armée de son Rapidograph (un stylo-feutre technique de la marque Rotring, très prisé par les artistes du Montfaucon), Sophie est incroyablement créative. Lors de vacances d’été avec son amie Olimpia Hruska, elle aussi membre du Montfaucon Research Center, dans un chalet à Saint-Moritz, en Suisse, elle remplit quasi-intégralement et en à peine deux mois les deux cent quatre-vingt pages du cahier relié vierge qu’elle avait amené dans ses bagages. Elle le terminera à son retour, dans la maison de la rue de l’Aurore.

Les rares spécialistes de son oeuvre le remarquent très justement : Le Pays où tout est permis (le livre dont il est question) ressemble au journal intime d’une ado en crise. Un brin énervée contre à-peu-près tout – le pouvoir, les conventions, la bourgeoisie, et la société en générale – Sophie Podolski étale sa prose provocatrice sur toute la page, et entrecoupe son texte de dessins parfois même insérés en son sein, dans une folie manuscrite rarement aperçue.

Le Pays où tout est permis

“Je copie – je copie – c’est aussi emmerdant que d’inventer – mais l’écriture est une chose vivante – écriture chose vivante – la lumière ne vient pas du ciel elle arrive de très loin.”

Sophie Podolski

En bonne souveraine de ce Pays où tout est permis, Sophie s’autorise TOUT, justement : elle copie, oui, et comme Burroughs, Cut-uppe à l’envi – elle pioche tant chez Antonin Artaud que chez les soixante-huitards Vaneighem et Debord. Sa prose surréaliste aborde sexe et philosophie dans un même élan dissident. Le climat est sans doute favorable : au cœur des milieux contre-culturels, les braises des événements de Mai 68 sont encore vives dans cette Bruxelles pourtant en quasi-léthargie selon certains, comme un terreau fertile pour tout recommencer. Née apatride (elle finira par acquérir la nationalité belge en 1973), elle créé alors naturellement son propre Pays.

Dans ce qui reste son seul et unique livre, elle mentionne régulièrement les Freaks, chers à Frank Zappa, qu’apparemment elle adore. Pourtant plutôt agréable à regarder, elle se compare d’ailleurs, elle et les membres du Montfaucon Research Center, à ces êtres difformes – mais non, pardon : elle se reconnaît surtout dans ce MOUVEMENT Freaks contestataire, contre-culturel et avant-gardiste. C’est que Sophie, elle aussi, s’en contrefiche de la bienséance et des normes, comme de la ponctuation et de la syntaxe, du reste.

Partie 2

Dans la nuit du temps de Yvana Samandova

Dans la nuit du temps de Yvana Samandova

La vidéo Dans la nuit du temps est une remédiatisation coopérative de l’œuvre “Dans la nuit du temps – Texte de musique aléatoire pour ensemble variable et bande magnétique (1968-1969)” de Costin Miereanu, élève de Stockhausen et Ligeti. Dans sa qualité de libretto, à part les paroles “bibliques” en relation avec la création du monde et de la lumière, l’œuvre contient des instructions verbales concernant la performance de l’œuvre. En les utilisant comme la matière première, le medium linéaire de la vidéo nous avait permis un jeu avec les notions du temps réversible, la notion de huitième jour – symbole de l’intemporalité et l’invocation de la lumière “logique”, encadrée par l’obscurité.


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La Voiture Noire de Bugatti

Bugatti Type 57 vs La Voiture Noire

La Bugatti sera toujours une voiture rare, d’esthétique, de sophistication et de technologie. La Type 57 est le modèle le plus emblématique de la marque et dans sa carrosserie Atlantic, elle n’a été construite qu’à quatre exemplaires sous la direction de Jean, fils aîné d’Ettore Bugatti.


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The upper city by Carlo Cafferini

The upper city

Born in 1985 in Piacenzaen – Italy, Carlo Cafferini fell in love with photography at an early age, travelling in the wake of his uncles in France, Spain and Portugal, always equipped with a film camera. Carlo starts with an rickety old camera and then switches to DSLR. Used to contrasting black and white, The upper city is a series of monochrome photos of rooftops in city.


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Change by CPSH74

Change by cpsh74

Black & White illustration by CPSH74, dedication to Jack Kirby.
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Dom Barra

Domenico Barra is a new media artist, educator and visual content creator based in Napoli, Italy working with a focus on glitch art and internet culture. His works have been published via various platforms such as The Creators Project, Motherboard, Bullet Magazine, Hyperallergic, Art F City and Digicult.


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Noir Sonore par Sonarium

Nebula Orion

DZ, Dee Zed, CD ou encore Dr Z cherche, découvre et compile depuis les années 80 autour de la musique électronique et de l’art numérique.

En 2018, il lance une série de playlists de curiosités sonores et expérimentations musicales de diverses époques et provenances, Sonarium. Pour noir•vision, DZ a réalisé une liste exclusive de seize chansons et oeuvres musicales autour de notre couleur.


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Le savon noir africain

Pour les consommateurs à la conscience verte, le savon se doit d’être noir. Que ce soit pour le ménage ou pour l’hygiène corporelle, les savons noirs ont pour point commun d’être de bons détergents totalement biodégradables réalisés à base d’ingrédients végétaux. Particularité du savon noir africain, il se présente sous forme solide. 100% végétal, 100% biodégradable et ne nécessitant pas d’emballage, vous prendrez bien un petit label bio là-dessus ? Avec le développement de l’agriculture biologique en Afrique de l’Ouest et notamment au Ghana, le savon noir du continent africain dispose de tous les avantages pour s’afficher comme le produit cosmétique végan, bio et vertueux à connaître et adopter !


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Michel Pastoureau et le noir

Michel Pastoureau est un historien médiéviste, spécialiste de la symbolique des couleurs, des emblèmes et de l’héraldique. En 2013, il a participé dans le cadre de l’émission radio Hors-champs de Laure Adler sur France Culture à cinq chroniques sur les couleurs dont le noir que vous pouvez retrouver ici sur noir•vision.


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